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Toulouse; le Retour à la Réforme 1670

  • Elisabeth Labrousse
Part of the Archives Internationales d’Histoire des Idees/International Archives of the History of Ideas book series (ARCH, volume 1)

Résumé

Le Calendarium carlanaruim nous apprend que le mardi 19 août 1670, Bayle quitta Toulouse pour se rendre près de Mazères, à une cinquantaine de kilomètres au sudest, dans la maison d’un certain M. du Vivié; là, le surlendemain, il abjurait le catholicisme et s’enfuyait aussitôt pour Genève, où il devait arriver quinze jours plus tard.1 Ces faits sont donc bien établis, mais, sur leur contexte psychologique, nous ne sommes pas mieux renseignés que sur celui de la conversion de Bayle au catholicisme, dixsept mois auparavant. Certes, Desmaizeaux apporte quelques anecdotes circonstanciées, reflet d’une tradition familiale à lui transmise par Bruguière de Naudis, mais, au moins dans leur détail, ces récits, assurément un peu romancés, doivent être accueillis avec prudence.

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References

  1. 9.
    En avril 1663, une première Déclaration avait interdit aux personnes, réformées d’origine et converties au catholicisme, de rejoindre leur confession primitive, mais sans préciser les peines qui sanctionneraient les poursuites intentées à leur encontre. Le 20 juin 1665, une Déclaration additionnelle les frappa de bannissement. Plus tard encore, le 13 mars 1679, une troisième Déclaration les condamna en outre à faire amende honorable et à voir leurs biens confisqués. En s’enfuyant, Bayle évitait l’incarcération, vraisemblablement assez longue, qui aurait précédé son bannissement; notons que le sectarisme célèbre du Parlement de Toulouse le faisait redouter tout spécialement des protestants. En juin 1670, justement, le Parlement de Toulouse avait condamné le relaps Paul Fauroux à faire amende honorable, à une amende et à un bannissement de quelques années hors de son lieu habituel de résidence. Cf. G. Doublet, ‘Les protestants à Pamiers sous l’épiscopat de Caulet’, Annales du Midi, VII, (1895), p. 332–333. Gomme on le verra, par la suite Bayle osera revenir en France, au nord de la Loire, prévoyant — en les événements lui donnèrent raison — qu’il n’y serait pas identifié.Google Scholar

Copyright information

© Martinus Nijhoff Publishers, Dordrecht 1985

Authors and Affiliations

  • Elisabeth Labrousse

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