Place du B.C.G. dans la lutte contre la tuberculose en France

  • R. Mande
Part of the Die Tuberkulose und ihre Grenzgebiete in Einzeldarstellungen book series (TBC, volume 18)

Résumé

Le B.C.G. est né en France. C’est à Paris qu’il a été appliqué pour la première fois chez l’homme. Malgré ces circonstances apparemment favorables, la vaccination B.C.G. a connu en France bien des vicissitudes. Assez largement répandue du vivant de Calmette, la vaccination était alors réalisée par voie buccale à faibles doses. Cette méthode n’a pas donné tout ce qu’on en espérait; même dans les cas heureux, son efficacité était d’assez courte durée. Il s’ensuivit après quelques années, une assez large desaffection des médecins. L’intérêt pour la vaccination se maintint essentiellement chez les pédiatres qui utilisèrent, à partir de 1930 environ, la vaccination par scarification. Les phtisiologues n’étaient pas dans l’ensemble, notablement interessés par le B.C.G. à cette époque. L’augmentation de la morbidité tuberculeuse pendant la guerre, la relative fréquence des formes aigües que l’on observa alors ramenèrent l’attention sur le B.C.G., dont l’application, en dehors de cercles restreints, était limitée aux enfants exposés à un danger de contamination tuberculeuse précis. Dès lors et assez rapidement, la vaccination par le B.C.G. fut adoptée comme une mesure de routine par un nombre croissant de pédiatres. C’est de cette époque que date également la prise de position formelle des phtisiologues qui firent désormais de la vaccination B.C.G. une des armes essentielles de leur programme de lutte globale contre la tuberculose. Depuis 1950, la vaccination B.C.G. a été rendue obligatoire en France pour tous les enfants et une large portion des adolescents et des adultes jeunes.

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Copyright information

© Springer-Verlag, Berlin · Heidelberg 1966

Authors and Affiliations

  • R. Mande
    • 1
  1. 1.Médecin des HôpitauxParis 16eFrance

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