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La pathologie des parois thoraciques

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Abstrait

Les parois du thorax comprennent le grill costal, le sternum, les clavicules, les omoplates, les tissus mous, sans oublier la colonne vertébrale dorsale. Elles sont le siège d’une riche pathologie malformative d’origine congénitale ou acquise, traumatique, infectieuse ou tumorale primitive ou secondaire. Réalisant des coupes transversales du thorax, la TDM permet de mieux étudier certains aspects de diagnostic douteux sur la RT de face, correspondant à des lésions pariétales, squelettiques osseuses (colonne vertébrales, sternum, côtes) ou à des images pleurales bénignes (fibrome ou lipome) ou malignes (festons mésothéliaux). Il est facile d’éliminer les artefacts liés à la présence de tissus (drap ou vêtement), de plis cutanés, de boutons, agrafes, croix et autres amulettes. Attention au piège éventuel que représente un moignon d‘amputation brachial, surtout au niveau du cliché de profil ! Ces pièges d’origine pariétale sont nombreux et il faut bien les connaitre. Le piège classique est représenté par la natte de cheveux, qui donne une opacité „ en bande “, souvent latéromédiastinale ou qui se projette au niveau des régions sus et sous-claviculaire. Il en est de même de toutes les tumeurs cutanées donnant de pseudo opacités arrondies parenchymateuses (cas de la maladie de Recklinghausen). On peut en rapprocher les anomalies mammaires : tumeurs diverses du sein chez l’homme et chez la femme, mamelons hypertrophiques chez l‘homme : ceci entraîne parfois la réalisation de scanners inutiles (Figs. 35.6-9, 35.13 et 14). La présence d’air dans la région cervico-thoracique réalisant l’emphysème sous-cutané ne doit pas poser problème avec son tableau clinique caractéristique sous forme de bandes dissociant les tissus (aspect en „ mille-feuilles “) (Fig. 35.10). Il faut penser aussi aux anomalies d‘origine musculaire pariétale : agénésie d’un muscle „ grand pectoral “ faisant croire à un poumon clair unilatéral (syndrome de „ Janus “ ) ; à l‘inverse, hypertrophie des muscles pectoraux chez un sportif ou un « manuel » simulant alors un trouble ventilatoire (Figs. 35.11 et 12). La présence d‘adénopathies sus-claviculaires peut faire porter à tort le diagnostic de „ syndrome de Pancoast “. Il est par contre plus facile d‘identifier les corps étrangers pariétaux, notamment en position sous-cutanée : aiguilles diverses, hameçons, balles, éclats d’obus, fils métalliques d‘origine chirurgicale (séquelles de sternotomie).

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© Springer-Verlag France, Paris 2007

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