Advertisement

Canadian Anaesthetists’ Society Journal

, Volume 10, Issue 2, pp 140–147 | Cite as

The postan aesthetic recovery room

  • R. A. Gordon
Article

Keywords

Recovery Room CANADIAN Anaesthetist Coronary Occlusion Student Nurse Toronto General Hospital 
These keywords were added by machine and not by the authors. This process is experimental and the keywords may be updated as the learning algorithm improves.

Résumé

Aujourďhui, dans les plans de construction ďun hôpital, la salle de réveil est une partie aussi essentielle que la salle ďopération. Il est tout à fait inconcevable que nous puissons fonctionner à ľavenir sans elle.

A ľHôpital Général de Toronto, la première salle de réveil a été ouverte il y a dix ans. Avant cette date, le malade était déposé dans son lit, ou sur une civière, et était retourné de la salle ďopération dans sa chambre directement. Là, une étudiante garde-malade en prenait soin et, souvent, elle ne pouvait reconnaître une urgence avant que la situation ne devienne irréversible. Aujourďhui, quel contraste! Le malade est conduit à la salle de réveil par ľanaesthésiste et placé sous la surveillance ďinfirmières très intelligentes et bien entraînées, spécialisées dans les soins postopératoires et les soins de salle de réveil.

Des complications aussi simples qu’une obstruction mécanique des voies respiratoires, la plupart du temps, sont évitées, alors qu’autrefois elles ont produit dans les salles tant ďurgences sérieuses et souvent fatales. Le réveil du malade est surveillé de près et tout est noté soigneusement. Les anomalies sont observées et rapidement corrigées ou portées à ľattention de ľanesthésiste avant qu’elles ne dégénèrent en complications qui augmentent la morbidité. En plus de ces avantages portés au compte du malade, ľhôpital lui-même prend sa part de gain dans ce système. Ce dividende est représenté par une économie de personnel et ďoutillage. Quelques infirmières de salle de réveil, si elles sont bien entraînées et expérimentées et si elles sont réunies dans un local bien central, peuvent procurer plus de soins à un plus grand nombre de malades par unité de temps qu’un multiple de leur nombre ne pourraient le faire si elles étaient éparpillées sur plusieurs étages dans ľhôpital. Un apport économique additionnel est fourni par la concentration de ľoutillage nécessaire pour ces malades, tels que ventilateurs, appareils pour oxygénothérapie et appareils pour enregistrement électrique.

Durant la période s’écoulant du 1 janvier 1952 au 31 décembre 1961, 65,199 malades sont passés dans les salles de réveil de ľHôpital Général de Toronto, à part les malades soumis à la chirurgie cardiaque. Durant cette période, il est survenu 32 morts dans la salle de réveil. En 1961, 11,944 malades ont reçu des soins dans la salle de réveil et sept ďentre eux y sont morts Un nombre identique de morts étaient survenues en 1960. Parmi les 14 malades qui sont morts dans la salle de réveil au cours des deux années 1960 et 1961, trois ďentre eux sont morts ďocclusion coronarienne, quatre sont morts à la suite ďune craniotomie, quatre ďhémorragie et trois étaient des moribonds qu’on avait soumis des laparotomies. Nous considérons qu’aucune des ces morts n’était évitable et, de ce fait, nous concluons qu’aucun malade n’est mort à cause ďun accident postopératoire ou postanesthésique évitable ou traitable. Voilà la valeur définitive de la salle de réveil.

La salle de réveil centrale de ľHôpital Général de Toronto contient 24 lits pour 21 salles ďopération. Cette salle de réveil fonctionne 24 heures par jour; son équipe ďinfirmières spécialisées subit un entraînement surveillé de trois mois dans la salle de réveil, et elles passent un examen avant qu’on leur donne la moindre responsabilité sans surveillance. Tout malade qui a été sous anesthésie de n’importe quelle sorte est dirigé à la salle de réveil jusqu’à ce que les fonctions respiratoires et cardiovasculaires soient stabilisées. La durée moyenne du séjour dans la salle de réveil est de deux heures, mais varie ďune demi-heure deux jours.

Le fait qu’il soit nécessaire de garder des malades dans la salle de réveil aussi longtemps que deux jours attire ľattention sur la nécessité ďun autre local où le mème genre de surveillance de tous les instants par un personnel expert soit fourni sur une plus longue échelle, avec la même économie de personnel et ďoutillage. A ľHôpital Général de Toronto, il existe un certain nombre de salles de soins intensifs pour des pathologies spéciales telles que: ľinsuffisance respiratoire, ľocclusion coronarienne aiguë, la chirurgie cardiaque et le rein artificiel.

De plus, dans ľhôpital, il y a beaucoup ďautres malades sérieusement atteints qui pourraient bénéficier de ce genre de soins et dont les vies pourraient peutêtre être sauvées. Apparemment, on ne peut pas prendre soin de ces malades dans la salle de réveil. Nous espérons que la construction dans ľhôpital ďune seule salle de soins intensifs où tous les malades de cette catégorie pourront recevoir, durant des jours ou des semaines, la même qualité de soins que ľon donne dans la salle de réveil, deviendra une réalisation acceptée universellement tout comme ľest, aujourďhui, la conception de la salle de réveil.

Copyright information

© Canadian Anesthesiologists 1963

Authors and Affiliations

  • R. A. Gordon
    • 1
  1. 1.Department of AnaesthesiaUniversity of Tpronto, and Toronto General HospitalTorontoOntario

Personalised recommendations